Ménage & devoirs: A Brisbane, Jela devient adulte

Ma formation de peintre fraîchement achevée, j’aspire à un changement de décor. À Brisbane, je trouve exactement ce contraste. C’est à l’autre bout du monde que je passe mon séjour linguistique.

14 étages, cinq appartements de six chambres par étage. Cette résidence du quartier de South Bank est immense, accueillant des centaines d’étudiants de toute l’Australie et de l’étranger. Il y a même un cinéma, une salle de sport, des salles d’étude et d’informatique. Mon appartement se trouve exactement au milieu, au septième étage. Je suis impatiente de me faire des amis.

Lors des soirées à thème régulières, je fais connaissance avec mes colocataires. Chacun présente des spécialités de son pays. Le plat de Toshiki contient généralement du riz et des épices exotiques. Il m’apprend quelques mots de japonais. La cuisine suédoise, en revanche, se rapproche beaucoup plus de la cuisine suisse: le köttbullar est composé de boulettes de viande et de purée de pommes de terre. Nous l’appelons en plaisantant le „plat Ikea“. Pendant la préparation, Vera me parle des sombres mois d’hiver suédois. Elle me dit que de nombreux Suédois souffrent de dépression à cette période. En revanche, en été, le soleil brille jusque tard dans la nuit.

Grandir loin de chez soi

Faire la lessive, les courses, la cuisine. J’aime être indépendante. Même si, au début, j’utilise par mégarde du Vanish Oxygen au lieu de la lessive traditionnelle. Un cuisinier zurichois de ma classe me donne également quelques bonnes recettes de cuisine. Mais ce soir-là, je ne parviens toujours pas à réussir les röstis.

Il est toujours possible de préparer quelque chose avec du pain, même pour le dîner. Jela (au centre) avec ses colocataires.

Je suis un cours d’anglais pour débutants. Mon niveau est A1. La cohésion de la classe est unique. Nous rions souvent. Nous organisons des activités en dehors des cours, et j’améliore mon anglais par la même occasion. Je remarque que je suis soudain plus à l’aise en discutant avec mes camarades de classe. En un rien de temps, je commande mon smoothie du matin sans trop y réfléchir.

Il règne une bonne ambiance dans la classe.
Une partie des étudiants organise également des activités dehors des cours.

L’outback est plus grand que prévu

Des forêts d’eucalyptus. Des kilomètres de buissons secs. Des animaux sauvages. Après plusieurs semaines de cours de langue, je me réjouis de découvrir l’outback australien. Je réserve le voyage et les auberges sans hésiter par téléphone. Je m’étonne moi-même de la facilité avec laquelle j’y parviens en anglais.

La vue du majestueux Ayers Rock, ou „Uluru“, comme l’appellent les Aborigènes, me subjugue. De loin, l’orange de la roche est aussi vif que le feu. En toile de fond, le ciel bleu acier. J’ai du mal à trouver les mots pour décrire l’immensité de l’outback.

Les jours suivants, je passe la nuit à la belle étoile. Les moustiques m’empêchent un peu de dormir. Je prépare le repas du soir sur un feu de camp et observe les étoiles. En pleine nature, leur éclat est bien plus visible. Je me sens libre et heureuse!

Plus qu’un simple dépaysement

Après deux mois supplémentaires, mon séjour linguistique touche à sa fin. À bord de mon vol de retour vers la Suisse, je fais le point sur mon expérience. Je suis venue à Brisbane pour me changer les idées. Je suis revenue avec des expériences inestimables dans mes bagages. Avec de petites et grandes aventures, et de nouvelles amitiés. En tant qu’adulte.

Adriana Zilic

Weitere Posts von Adriana Zilic

Hinterlasse deinen Kommentar

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht.